Métier María

Métier María, le connaissez-vous ?

Peut-être l’appelle-t-on différemment en français, mais ici au Chili, il et connu comme métier María. En Argentine, il est aussi connu comme “sureño” (du sud)…

C’est un métier à ensouple et peigne rigide, il n’a habituellement pas de pieds, ce qui permet de le poser sur une table, il peut être démontable, on peut le ranger dans un grand sac pour le transporter, même avec une chaîne montée et un tissage en cours…

On peut le travailler assis ou debout.

A Mamiña, je m'asseyais pour tisser
A Mamiña, je m’asseyais pour tisser

Si la chaîne est bien montée, le métier María permet de tisser des toiles de facilement plus de 10 mètres, ou bien plusieurs pièces les unes à la suite des autres (ou en les coupant une par une, c’est très facile) en utilisant la même chaîne, ce qui réduit les pertes.

La largeur peut aller de 40 cm à 1,20 m, la largeur de la pièce est toujours un peu inférieure bien sûr à la largeur du peigne.

On peut avoir différents peignes pour différentes grosseurs de fils de chaîne. Il existe des métiers María avec un dispositif pour monter deux peignes, ce qui permet de faire varier les dessins ou de tisser en cilindre ou double largeur, je n’ai pas encore testé cela.

Bien qu’étant rapide le métier María ne peut pas donner le rendement d’un métier à pédales, mais il est moins encombrant.

Mon premier métier María

J’ai acheté mon premier métier María à Santa Fe, Argentine, après avoir donné une formation en teintures naturelles en juillet 2013 à la Esquina Encendida, un centre culturel très ouvert à Santa Fe, je suis restée quelques jours chez mon amie Lucrecia avant de rentrer à Mamiña.

J’en ai profité pour acheter des livres, visiter des musées et El taller de la Guardia, un atelier de céramique très original, où l’on fait des copies de céramiques précolombines… des cuissons de céramique à ciel ouvert, impressionnant…

Comme j’avais bien vendu mes tricots, nous sommes allées chercher un métier à tisser, c’est ainsi que je suis revenue à Mamiña avec un métier et des livres en plus…

Montage de la chaîne à Mamiña
Montage de la chaîne à Mamiña

Je me suis dépêchée de l’essayer, car d’abord c’était pour moi une nouveauté, j’adore les nouvelles expériences. J’avais lu de nombreuses revue sur le métier María, mais il faut bien sûr passer à la pratique.

La pratique était aussi indispensable, car il était prévu que je donne un cours à Pica en novembre sur les teintures naturelles pendant une semaine, mais aussi une semaine sur métier María et métier à clous.

Je me suis donc bien entraînée pour ne pas décevoir les femmes de Pica.

Partie d'un poncho
Partie d’un poncho

Comme j’avais le temps et assez de laines à Mamiña, j’ai tissé un certain nombre de pièces et testé un certain nombre de techniques que j’ai pu enseigner par la suite.

Mes tissages exposés à Mamiña, près des bains thermaux Ipla
Mes tissages exposés à Mamiña, près des bains thermaux Ipla

Une amie d’Iquique, créatrice de costumes de théâtre, Jeannette Baeza, m’a acheté plusieurs grandes et les a transformées, puis elle a organisé un défilé de mode… au Palais Astoreca à Iquique, où elle m’avait aussi donné la possibilité d’exposer avec elle et deux autres artisanes mes travaux quelques années auparavant.

Une de mes toiles transformée en veste
Une de mes toiles transformée en veste

On peut adapter la plupart des points du métier à clous, mais on peut en utiliser d’autres comme les points de gases, sur de grandes longueurs si l’on veut, ce qui est plus compliqué avec le métier à clous où la chaîne devient vite trop tendue.

Poncho en laine d'alpaga au point de gase
Poncho en laine d’alpaga au point de gase

L’usage du peigne permet aussi de tisser beaucoup plus vite de grandes pièces, grands ponchos, couvertures de pied de lit, châles…

Pica

J’ai vite obtenu une grande variété de points et d’effets, les femmes de Pica n’ont pas été déçues. Elles avaient suivi de nombreux cours sans beaucoup de résultats, il y avait beaucoup d’indigènes Aymara parmi elles et elles savaient presque toutes tisser sur leurs métiers traditionnels de ceinture.

Je parle de cette expérience dans la présentation que j’avais préparé pour l’IFND de Taiwan disponible sur www.academia.edu et www.slideshare.net.

Mais les techniques diffèrent beaucoup, car c’est la chaîne qui fait les dessins sur les métiers indigènes (à pieux, de ceinture, Mapuche…), alors que sur le métier María comme sur tous les métiers occidentaux, c’est la trame qui fait les dessins. De plus, leurs tissages sont généralement très lisses et très serrés.

Avec le métier María, en général, les tissages sont plus souples, moins serrés (donc plus économiques en laine) et on peut faire des points en reliefs, c’est ce que je leur ai enseigné en priorité pour qu’elles puissent proposer par la suite des travaux différents de leurs collègues et concurrentes. Elles m’ont très agréablement surprise par leur créativité.

Avec l'une des organisatrices du cours, Graciela Palape, essayant un de mes ponchos
Avec l’une des organisatrices du cours, Graciela Palape, essayant un de mes ponchos
Exposition dans la salle de cours à Pica
Exposition dans la salle de cours à Pica
Les stagiaires,le premier jour, cours théorique.

Après Mamiña, Rincón de Angel

A Mamiña, j’ai beaucoup tissé et teint aussi, mais la route est devenue de plus en plus mauvaise et les touristes de plus en plus rares.

J’avais voyagé jusqu’à Angelmó antérieurement pour chercher de la bonne laine pour alimenter ce métier très gourmand, et c’est là que j’avais rencontré Angel qui m’avait proposé de venir l’aider. Je me suis souvenu de sa proposition.

A Angelmó, il y a beaucoup de matières premières, de quoi alimenter ce métier… J’y suis resté quatre mois avant de repartir en voyage en Equateur et à Moquegua, Pérou (pour chercher de la cochenille), puis j’ai déménagé définitivement pour Angelmó.

Un bon métier María

Là, nous avons enfin trouvé un bon fournisseur de métier María en attendant de pouvoir fabriquer le nôtre, en perfectionnant quelques détails. En effet, ils ne sont pas tous bons, le mien s’était usé (les freins étaient faits en carton-pâte !), il fallu le refaire presque entièrement (seul le peigne s’est sauvé), d’autres sont trop courts, certains sont mal terminés… Il faut tout de même que cela soit agréable à travailler.

A Angelmó, les femmes qui achètent ce genre de métier vont passer des heures et des heures tous les jours dessus pour faire de grandes pièces… Il faut donc qu’il soit ergonomique, c’est important.

Enfin, un bon métier María,chez Rincón de Angel
Enfin, un bon métier María,chez Rincón de Angel

Chez Angel, j’ai donc pu développer encore plus mes techniques, monter des chaînes beaucoup plus longues… et varier les effets.

Je vais bientôt en tester un de 1,20 m de large.

Je vous expliquerai dans un prochain article comment je travaille avec le métier María. N’hésitez pas à me poser des questions, pour que j’y réponde dans le prochain article.

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Clous pour tisser

Vive les petits clous

Des clous, ou plus des petites pointes, j’en consomme de grandes quantités pour mes métiers à clous, comme je collectionne les outils (les livres aussi), les métiers à tisser se multiplient.

J’ai découvert ce métier lors de ma première foire à La Ligua, une exposante en avait un grand, triangulaire, j’ai trouvé le système très intéressant. Je m’en suis fait faire rapidement plusieurs modèles différents de ce que j’avais vu…

Les métiers à clous peuvent arborer différentes formes, s’adapter à la pièce que l’on veut tisser. Il m’en manque toujours un, j’en ai de beaux, fabriqués par des menuisiers professionels, d’autres simplement fonctionnels, certains vraiment bruts que j’ai faits moi-même (et je ne suis pas spécialiste du travail du bois et je n’avais pas toujours les bons clous…).

C’est facile à fabriquer, on peut utiliser de vieux cadres… Nous en avons même improvisé un à Antsirabe (Madagascar) avec mon ami Hilaire avec un morceau de meuble démonté… pour tester de nouveau points, avec du sisal local.

Métier à clous pour tester des points au sisal
Métier à clous pour tester des points au sisal
Echantillon terminé
Echantillon terminé

Des clous créatifs

J’ai bien sûr des carrés, des rectangles, des triangles, mais aussi octogones, ronds, losanges, hexagones, spécial boléros, trapèze pour les jupes, des longs pour les écharpes… en forme de coeur, poisson, goutte d’eau… la seule limite est le temps pour les fabriquer et les tisser.

Partie centrale d'un des premiers ponchos que j'ai tissés au métier à clous
Partie centrale d’un des premiers ponchos que j’ai tissés au métier à clous
Poncho, une fois fini, un carré et deux triangles unis
Poncho, une fois fini, un carré et deux triangles unis
Autre exemple, technique de tapisserie
Autre exemple, technique de tapisserie

J’en ai des grands qui sont plus longs à tisser, des moyens, des petits… des classiques, des originaux…

Châle recangulaire, pied de lit. laine mouton, teint au quintral, naturel, tissé métier à clous construit pour l¡occasionm finitions crochets
Châle recangulaire, pied de lit. laine mouton, teint au quintral, naturel, tissé métier à clous construit pour l’occasion, finitions crochets
En cours de tissage
En cours de tissage

J’en ai des tout petits, que m’a fabriqués mon père lors des mes voyages en France, pour tisser des bijoux, d’autres me rappellent des amis disparus, tels mes métiers pour faire des gilets. Chaque fois que je le tisse, je me souviens de Pato… qui me les a découpés.

Métiers à gilets
Métiers à gilets
Variété de métiers à clous
Variété de métiers à clous

Des clous pratiques

Comme de petits métiers permettent de tisser de grandes pièces (j’ai découvert une technique indigène pour unir les pièces lors du tissage, dans la bibliothèque  du musée d’Antofagasta, depuis je l’applique très souvent), ils sont pratiques pour voyager, et comme je voyage beaucoup, ils m’accompagnent souvent. On peut ainsi les utiliser lors de n’importe quel moment d’attente, comme le crohet ou les aiguilles à tricoter… Mais, ils utilisent moins de laine pour la même surface, ce qui peut être intéressant quand on a peu de matière première. Il vaut mieux ne pas utiliser de laines trop fines, avec de la vraie laine, cela se passe relativement bien, car elle a des petites écailles qui s’accrochent entre les fils, mais les fils synthétiques et végétales (lin, coton…) sont lisses et glissent, ils doivent donc être tissés serrés.

Poncho réunissant 64 carrés tissés sur métier à clous de 20 cm x 20 cm
Poncho réunissant 64 carrés tissés sur métier à clous de 20 cm x 20 cm

Ils sont très versatiles, car ils permettent de tester, inventer ou plutôt réinventer de nouveaux points que l’on peut utiliser ensuite avec le métier María plus efficacement.

On peut aussi les utiliser avec différentes fibres qui souvent ne peuvent pas passer dans les peignes ou les lisses des autres types de métiers (cuir, baguettes de bois, osier, rafia, laine cardée, cordons, ficelles, feuilles de maïs, plumes…). Cela permet de faire des piéces décoratives très originales…

Différentes manières de les tisser

Ce qu’enseignent les revues…

Le travail en diagonale, pas besoin d’aiguille, se tisse à la main.

Il faut rajouter les franges ultérieurement, les carrés se déforment beaucoup, cela fonctionne bien sur les carrés et les triangles réguliers, c’est plus compliqué avec les rectangles et cela devient dificile sur les formes créatives ou personalisées.

Ce je pratique habituellement

Je monte habituellement la chaîne à la verticale, généralement sur le coté le plus long du métier, et je tisse la trame en perpendiculaire, l’hexagone et les triangles peuvent permettre une chaîne et deux trames…

Habituellement, je tisse avec une aiguille à coudre les sacs de pommes de terre. Je peux en utiliser plusieurs, si je travaille avec plusieurs couleurs…

Tissage du triangle

Tissage du triangle avec des franges
Tissage du triangle avec des franges

Tissage du gilet

Variantes créatives

Pour des tableaux, on peut aussi monter la chaîne d’autres manières, c’est ce que j’ai enseigné aux femmes du groupe de Pica.

Chaîne en diagonale
Chaîne en diagonale
Chaîne en rayon, comme si le métier était rond
Chaîne en rayon, comme si le métier était rond
Rectangle chaîne en diagonale presque terminé
Rectangle chaîne en diagonale presque terminé
Chaînes inusuelles terminées. Quelle créativité!
Chaînes inusuelles terminées. Quelle créativité!

Techniques d’union

On peut tout simplement coudre les pièces à l’aiguille ou les unir au crochet.

Mais cette technique indigène, pratiquement oubliée est très élégante…

Union de deux carrés
Union de deux carrés
Union de deux carrés, détail
Union de deux carrés, détail

Petit tutoriel

Tissage d’un tableau brodé simple

Les photos sont souvent plus parlantes que les mots…

Les pièces ainsi obtenues peuvent être complétées par de la broderie à l’aiguille ou au feutre à l’aiguille, quand elles sont encore montées sur le métier, ou une fois sorti de celui-ci.

Vu la tension sur le métier et que la laine est un peu élastique, les pièces rétrécissent un peu en sortant du métier, il ne faut donc pas trop tirer sur la laine quand on tisse. Le rétrécissement dépend aussi de la grosseur de laine utilisée.

Si vous avez des questions. n’hésitez pas…

Comme toujours, j’attends vos commentaires…


Je tiens à vous préciser que je n’ai pas de formation en marketing et que bien sûr, je ne pense pas revendre les données ainsi collectées!

J’aimerai beaucoup savoir quels thèmes vous souhaiteriez voir développés, quels types de formation vous intéresserait…

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Métier à tisser de fortune

Tisser sans métier à tisser

Teindre c’est bien agréable, mais il faut aussi utiliser la laine. Je travaille donc au crochet, mais aussi sur métier à tisser et le feutre. Je combine souvent les techniques.

Quand je suis arrivée à Concón, je n’avais pas encore récupéré mes métiers à tisser. D’habitude, j’utlise différents types de métiers, métier à clous, métier María, métier maya… Mes métiers à tisser sont arrivés à Valparaíso seulement quand j’ai décidé de repartir vers Puerto Montt, ils ont donc voyagé inutilement. J’en ai donc dû en inventer un avec ce que j’avais sous la main.

Genèse d’un tissage

Premier essai

Le premier test, a été la photo d’entête de l’article, avec quelques dizaines de petits clous. Je suis partie sur l’idée d’un métier à clous, comme j’en utilise souvent, mais avec des clous seulement sur deux côtés. Il en est sorti une écharpe. Ce n’était pas très pratique à travailler, il fallait se tordre… Cette écharpe est plus large d’un côté que de l’autre.

Petite écharpe, teinture à l'écorce d'eucalyptus
Petite écharpe, teinture à l’écorce d’eucalyptus

Deuxième essai

Puis j’ai utilisé la petite structure devant ma pièce différemment, j’ai donc récupéré deux bambous que j’ai maintenus avec des clous et des cordons de manière à pouvoir le démonter.

J’ai monté la chaîne autour des bambous comme pour le métier mapuche, mais je me suis aussi inspirée d’une technique que j’ai vu employée par le célèbre tisserand péruvien Máximo Laura dans une de ses videos pour monter des lisses, par petits paquets de fils de chaînes. C’est pratique. La pièce tourne autour des bambous de base au fur et à mesure que l’on travaille.La position du bambou du bas doit être adaptée à la taille du tisserand qui ne doit pas se fatiguer le dos.

Il est assez difficile de maintenir la largeur du tissage, les fils de chaînes ont tendance à se rapprocher et vu que le métier est vertical, on ne peut pas utiliser la technique de la baguette avec un petit clou à chaque extrémité que j’ai vu utiliser chez mon ami Hilaire à Madagascar et par une tisserande de Quemchi (petite île près de Chiloe – sud du Chili). J’ai essayé, mais elle tombait toujours.

C’est long à travailler, mais cela permet de faire varier les points, comme avec les métiers à clous et aussi de faire varier la grosseur des fils de chaînes ce qui est plus difficile avec le métier María par exemple.

Métier à tisser basé sur une caisse en carton

À Puerto Montt, j’avais déjà fait une expérience assez semblable en utilisant une caisse en carton.

Métier à tisser/caisse en carton
Métier à tisser/caisse en carton

La plus grande difficulté réside dans le montage de la chaîne, car la laine est élastique et a tendance à céder, à s’étirer. Lors de l’expérience avec la caisse, j’avais coupé tous les fils de chaîne et je les avais noués, ce qui me permettait de défaire et refaire les noeuds si besoin.

Ici, j’ai utilisé des laines de grosseurs différentes, il y a même de gros cordons (blancs) qui ne pourraient pas passer dans le peigne du métier María et ne seraient pas très pratiques sur métier à clous.

Comme la caisse peut se travailler à l’horizontale ou en diagonale, c’est plus agréable.

Echarpe terminée
Echarpe terminée

Revenons à Concón

Mais sur la première pièce que j’ai faite à Concón, j’ai dû refaire toute la chaîne que j’avais montée la veille, parce que la nuit le vent avait soufflé (il y a beaucoup de vent à Concón) et la rosée avait ramollit la laine. D’ailleurs le résultat n’a pas été rectangulaire, mais trapézoïdale.

Premier essai sur métier à tisser de fortune
Premier essai sur métier à tisser de fortune

Troisème essai

La hauteur de l’installation ne m’a pas beaucoup plus et me provoquait mal au dos, je l’ai donc remonté à côté, un peu plus grand cette fois-ci. La position de travail (debout dans les trois cas) était un peu moins fatigante. C’est un point à tenir en compte quand on produit de grandes pièces. Ces pièces ont demandé plusieurs jours de travail.

Chaîne de la seconde gande pièce tissée à Concón

Cette fois-ci, la largeur et aussi la hauteur étaient plus grande, je l’ai travaillé avec des techniques de tapisserie. C’est pourquoi les trames ne sont pas toutes à la même hauteur.

Seconde grande pièce à mi-chemin
Seconde grande pièce à mi-chemin

Voici la pièce une fois terminée, je vais bientôt l’ajouter sur la boutique de ce site. Elle n’est pas parfaitement rectangulaire non plus, les bambous n’était pas parfaitement parallèles (je n’avais pas de niveau et j’ai monté l’installation seule, à vue de nez), et les bambous ont tendance à se courber au centre avec la tension de la laine. Les formes géométriques parfaites n’existent pas dans la nature.

Deuxième grande pièce terminée
Deuxième grande pièce terminée

Dans un prochain article je vous montrerai comment je travaille le métier à tisser à clous qui est aussi très économique mais offre de très grandes possibilités. Je m’en suis fabriqué beaucoup, simplement avec du bois, une scie manuelle, une règle, un marteau et des pointes. Je l’utilise beaucoup pour faire des tests de nouveaux points, avant de les utiliser sur des pièces de plus grandes dimensions sur métier María.

Je vous joints une petite galerie de photos.

 


Je tiens à vous préciser que je n’ai pas de formation en marketing et que bien sûr, je ne pense pas revendre les données ainsi collectées!

J’aimerai beaucoup savoir quels thèmes vous souhaiteriez voir développés, quels types de tissage vous intéresserait…

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